SON

Le voyage en langue Maya

Avec cette émission de radio réalisée en 1998 sur la création de la pièce d’Armand Gatti, « Voyage en langue maya avec surréalistes à bord », nous poursuivons la publication d’éléments témoignant de la résonnance particulière, à la Parole errante, de l’arrivée des délégations zapatistes en Europe…

Publié le 26 juillet 2021 dans Évènements à la Parole Errante  Sons 

Escadron 421 (La délégation maritime zapatiste)

« Pour la vie ! », les zapatistes ont décidé de visiter les cinq continents et de commencer par l’Europe. En parallèle, tout un réseau européen, national et régional s’est mis en en branle pour préparer leur accueil. A la seule échelle francilienne, de nombreuses assemblées, rencontres et manifestations ont déjà eu lieu pour répondre à cette initiative, ici et maintenant, depuis nos espaces de vie et de lutte. A quelques jours de l’arrivée sur les côtes espagnoles de la première délégation, nous republions un texte écrit pendant la traversée.

SON

Territoire libéré – Entretien radiophonique avec Hélène Châtelain (2001)

A l’été 2001, avant une période de travaux, la Parole errante invitait à une réflexion sur les possibles du lieu, à travers l’exposition Les Voyages de Don quichotte. Dans cet inventaire d’«hypothèses» (le lieu comme colonne libertaire, le lieu comme bibliothèque, le lieu comme université du pauvre, le lieu comme traversée des langages…), Hélène châtelain avait choisi celle du «territoire libéré», racontant l’insurrection makhnoviste à travers sa géographie et la carte qu’en avait dressée l’un de ses acteurs, Piotr Archinov.

Publié le 16 mai 2021 dans Sons 

Faudrait-il faire une carte pour localiser Hélène Châtelain ?

Il y a un an Hélène Châtelain nous quittait. Pour ceux et celles qui l’ont connue, ont croisé sa route et son travail, le temps ne passe pas. Il dure, fait d’innombrables embranchements et possibles. L’article de Stéphane Gatti, écrit l’été dernier en hommage à Hélène, explore certains de ces possibles, esquissant les éléments d’une histoire vivante de « l’aventure de la Parole errante ».

Publié le 12 avril 2021 dans Évènements à la Parole Errante 

SEMINAIRE "SCENES DE LA DIVISION POLITIQUE"

Le pouvoir : formes et logique

La quatrième séance du séminaire revenait à nouveau sur les concepts de
« biopolitique », mais aussi de « libéralisme » et de « néolibéralisme » tels que développés par Foucault à la fin des années 70 et très discutés depuis le début de la crise sanitaire. En quoi ces concepts peuvent-ils encore nous aider pour qualifier les opérations de pouvoir qui ont pris figure ou se sont consolidés à l’occasion de la gestion de la crise épidémique du Covid 19, et par là à éclairer la situation que nous vivons ?

Publié le 24 février 2021 dans Évènements à la Parole Errante 

Son/Vidéo

« Pour ne plus taire les jours où », création sonore de JEF KLAK n°7: TERRE DE FEU + Teaser vidéo

Le mouvement #Metoo, et de façon saillante certaines prises de parole, celles d’Adèle Haenel et, plus récemment de Camille Kouchner, comme mille autres récits d’abus, de viols, ont modifié l’écoute sociale envers les oppressions sexuelles. Le disque Terre de feu, qui accompagne le septième numéro de la revue papier Jef Klak, s’en fait chambre d’écho.

Publié le 13 février 2021 dans Sons  Vidéos / Photos 

SEMINAIRE "SCENES DE LA DIVISION POLITIQUE"

« Gestion pandémique : entre réaction à outrance et négligence ordinaire »

Le séminaire enquête cette année sur les conséquences politiques de l’épidémie du Covid-19 et de sa gestion par les différents pouvoirs. Dans cette seconde séance, il s’agissait de partir d’une analyse de l’évolution des mesures gouvernementales depuis le premier confinement et de sortir de l’alternative infernale entre pseudo-maitrise gestionnaire et déni de la réalité de la pandémie. Contre cette double forme de déprise et de lassitude, quelle perception commune de la situation pouvons-nous construire ?

Publié le 11 février 2021 dans Évènements à la Parole Errante 

SON

Revue Femmes PHOTOgraphes n°9: plateau radio à la librairie L’Atelier

Ce nouveau numéro aborde des vu.e.s d’ensemble singulières qui témoignent des contraintes auxquelles les espaces et les corps sont confrontés collectivement.

La revue Femmes PHOTOgraphes s’est installée à la Maison des Écritures et des Revues (MER) de la Parole errante début 2021.

Publié le 10 février 2021 dans Sons 

SEMINAIRE "SCENES DE LA DIVISION POLITIQUE"

Thèses sur le concept de « travail »

Peut-être avons-nous nous basculé d’une époque à une autre en mars dernier… Telle est du moins l’hypothèse de départ de ce texte de Bernard Aspe qui introduisait la première séance du séminaire de philosophie « Scènes de la division politique », au lendemain de la déclaration de « l’état d’urgence » et de nouvelles mesures de couvre-feu. Quelles conséquences politiques pouvons-nous tirer de la nouvelle situation mondiale engendrée par la crise sanitaire et la gestion de l’épidémie du Covid-19 par les différents pouvoirs ?

Publié le 5 novembre 2020 dans Évènements à la Parole Errante 

Journée d’accueil de l’escadron 421 à la Parole errante

En attendant les prochaines délégations zapatistes… Voici un petit aperçu en quelques textes, photographies et vidéo sur la journée d’accueil de l’Escadron 421 à la Parole errante, à Montreuil, le samedi 10 juillet 2021 !!!

Le 22 juin dernier, l’Escadron 421 débarquait dans la ville de Vigo, en Galice, après plus d’un mois de traversée de l’Atlantique. Trois semaines plus tard, après deux escales à Madrid et Toulouse, c’était au tour de la région parisienne de faire place à cet événement historique : le commencement « d’une invasion de l’Europe » par des représentant.e.s de communautés zapatistes du Chiapas. Un communiqué publié lors de l’arrivée sur les côtes portugaises ajoutait : Ce n’est pas d’un navire que l’Escadron 421 descend, il débarque de La Montagne « sans armes, pour la vie ».
De la montagne, c’est-à-dire d’une géographie et d’une histoire, d’une réalité et d’une métaphore. Avec cette convocation-provocation au dialogue et à la rencontre, adressée à chacun-chacune, à toutes les différences, et l’exigence donc de « tracer sa voie », « selon son calendrier, sa géographie », « à sa manière ».

Ici, à Montreuil, c’est simplement, mais avec beaucoup d’émotion que ces dialogues possibles ont commencé à s’esquisser à travers notamment des prises de paroles des collectifs, des communautés de luttes, des lieux, des archipels d’amités, d’alliances et de solitudes peuplées qui s’organisent depuis des mois pour l’accueil des délégations : le Collectif Sans-Papiers Montreuil et la Marche des solidarités, le collectif Vies Volées réunissant des familles en lutte contre les crimes policiers, des Gilets Jaunes de Montreuil, le collectif d’habitants de la Place des fêtes, le Collectif de défense des jardins d’Aubervilliers, le Collectif de Solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte, la Maison des femmes de Montreuil, les coord’ régionale et montreuilloise de l’accueil des délégations zapatistes… Avant même de se projeter sur les rendez-vous et les rencontres à venir – si les frontières finissent par s’ouvrir pour les prochaines délégations -, il s’agissait d’ores et déjà de re-dessiner ensemble les contours d’une géographie à la fois plurielle et commune, à même le territoire pourtant si hostile de la métropole. Commencer par cela : réapprendre à raconter nos histoires, à les écouter avec des oreilles neuves et attentives, à mieux comprendre là où nous sommes déjà.

Voici donc quelques traces en images et en vidéo de cette journée, précédées du texte de la déclaration d’ouverture du collectif la Parole errante demain.

A suivre !!!

« Bonjour et bienvenue à tout le monde, à toutes et tous, et tout particulièrement aux compas de l’escadron 421.

Ce bienvenue, c’est celui du collectif qui anime aujourd’hui, auto-organise, fait vivre collectivement et bénévolement ce lieu qu’on appelle la Parole errante et qui s’est imposé depuis une vingtaine d’années comme un point de repère important en région parisienne. Nombreuses sont les réalités, diverses et hétérogènes, qui ont pu et peuvent toujours trouver ici un refuge, un espace où se retrouver, échanger, créer, s’organiser. Et bien plus qu’un collectif, c’est tout cela, ce tissu, ce réel fait de rencontres, d’événements, de collectifs, de solidarités qui vous accueille aujourd’hui et vous souhaite encore une fois la bienvenue.

C’est pour nous l’occasion de dire quelques lignes de vie et de temps qui s’entrecroisent ici. D’autant que l’arrivée de l’Escadron, et bientôt des autres délégations, tend un miroir à l’histoire et au devenir de ce lieu.

La Parole errante, au départ, c’est le nom d’un livre écrit par Armand Gatti, poète et homme de théâtre, à qui le département a confié ce lieu en 1997. Au début de l’été 1998, une énorme banderole longe la façade du lieu sur laquelle on peut lire cette phrase du guérillero guatémaltèque Yon Sosa : « L’arme du guérillero, c’est le mot ». Elle annonce la première pièce présentée ici publiquement : « Premier voyage en langue maya avec surréalistes à Bord », résultat d’une expérience collective qui proposait à différents groupes d’habitants de Seine-Saint-Denis, d’aller à  la rencontre de 5 siècles de résistance des peuples indigènes.

Pour Armand Gatti, c’est la conclusion d’un chemin d’écriture qui a commencé au Guatemala en 1954, près d’un demi-siècle plus tôt. Il rejoint alors en tant que grand reporter un maquis de la guérilla indienne. Lors d’une embuscade, son très jeune guide nommé Felipe est assassiné. Pour l’écrivain, c’est un point de bascule définitif. A son retour à Paris, il décide d’abandonner le journalisme dont le langage trahit la lutte et la vision du monde de ceux qu’il a rencontrés. A la place des articles de journaux vont se succéder au fil des années une série d’écritures mêlant le théâtre à la poésie et revenant toujours à ce choc initial reçu en Amérique centrale. 

En 2001, une exposition intitulée Les voyages de Don quichotte ouvrait une réflexion sur les possibles du lieu sous forme d’inventaire : le lieu comme colonne libertaire, le lieu comme bibliothèque, le lieu comme université du pauvre, le lieu comme traversée des langages, etc. A chaque hypothèse correspondait dans l’espace de cette grande salle, une alcôve habillée de textes, d’images et de sons : l’une d’entre elles avait pour titre « Invitation au Sous-Commandant Marcos et aux peuples du Chiapas en lutte ». Pas très loin d’elle, une autre alcôve consacrée au « Territoire libéré » faisait entendre la voix d’Hélène châtelain – l’une des co-fondatrices de ce lieu, qui nous a quitté il y a tout juste un an – et des extraits de son film Nestor Makhno, paysan d’Ukraine. Un camarade nous a appris récemment qu’il était très regardé dans les communautés zapatistes !

Aujourd’hui encore, d’autres signes et traces restent visibles dans le lieu. C’est le nom du café librairie, Michèle Firk, militante anticolonialiste partie s’engager en 1968, au lendemain de la nuit des barricades à Paris, dans la guérilla des FAR au Guatemala. C’est aussi une sculpture d’inspiration Maya à l’une des entrées de la grande salle. C’est aussi cette phrase inscrite à l’entrée du lieu : « L’école de la Parole errante : apprendre à être un arbre connecté aux étoiles » qui fait directement écho à ce qu’Armand Gatti et Hélène Châtelain appelaient une pensée d’univers et qu’ils puisaient dans l’écoute des cultures indigènes.

Voilà pour le premier miroir tendu par votre arrivée ici.

Le second miroir lui reflète le présent et le devenir de ce lieu, et donc d’autres traces. Comme par exemple ces images du collectif Vies Volées, qui a récemment organisé ici, comme chaque année, une rencontre entre comités et familles en lutte contre les crimes policiers. Comme toutes ces banderoles de luttes disposées aujourd’hui dans la grande salle. Comme toutes les affiches des événements, des rencontres, des assemblées que nous accueillons ou organisons ici depuis des années. Et qui toutes rappellent que l’existence de ce lieu s’inscrit pleinement dans une géographie de luttes.

Un dernier mot : en 2015, cet espace hors-normes qu’est la Parole errante a été menacé de fermeture par les pouvoirs publics. Un collectif s’est alors créé pour le défendre, mais aussi pour le réinventer et le faire vivre sur la base d’une expérience collective fondée sur l’autonomie et l’auto-organisation. Continuer à tenir les exigences et les promesses de la poésie, de la connaissance, de l’imagination, oui, mais les pieds solidement ancrés quelque part. Depuis quelque part. Un quelque part où peuvent à la fois se côtoyer des gestes d’accueil et de soin, des pratiques d’art, de connaissance et de lutte. C’est pour cela que nous répétons depuis maintenant six années que nous œuvrons collectivement à fabriquer un lieu plutôt que toute autre chose. Cette expérience, cette politique de l’expérience, elle prend la forme d’un grand point d’interrogation que nous partageons aujourd’hui avec beaucoup, beaucoup d’autres : de quels lieux avons-nous besoin pour habiter le monde ? C’est-à-dire pour lutter, pour s’organiser, pour construire, pour créer, pour inventer, pour vivre. Ces questions, c’est peut-être cela le miroir que vous nous tendez.

Alors Merci et Bienvenue Compas !

.j

* Merci à Isabelle Gressier pour les photos !

Et pour regarder la belle vidéo réalisée sur la journée, c’est ici sur le site du Comité de Solidarité avec les Peuples du Chiapas en Lutte.


Publié le 22 juillet 2021 dans Évènements à la Parole Errante  Textes 

Soutenir la Parole Errante

La Parole Errante, ouverte à Montreuil depuis 1997 à l’initiative du poète dramaturge Armand Gatti et de sa tribu, accueille un grand nombre de réalités et de pratiques : des associations de quartiers, des syndicalistes et des gilets jaunes, des collectifs en lutte, des fêtes de solidarité, des événements contre les violences policières, les violences d’État, la prison, des permanences d’entraide, des ateliers, des créations théâtrales, un café-librairie, des maisons d’édition, des revues, une cantine, un jardin et un potager autogérés, des collectifs de création ou de diffusion cinématographique…

Nombreuses sont les réalités qui ont pu et peuvent toujours trouver à la Parole Errante un refuge, un espace où se retrouver, échanger, s’organiser.

Depuis 2015 et la fin prévue du bail entre le Conseil Départemental de la Seine-saint-Denis, propriétaire des lieux et l’équipe d’Armand Gatti, un collectif d’usager.ère.s, la Parole Errante Demain, s’est constitué pour imposer, inventer, dans un processus collectif et à partir de l’existant, des suites possibles, désirables pour ce lieu.

Convaincue de la nécessité de faire vivre des espaces d’expérimentation, à distance des logiques marchandes, la Parole Errante Demain a pour l’heure réussi à éviter la transformation du lieu en un espace culturel normalisé, et à imposer une suite qui reparte de la multiplicité des usages accueillis, par-delà les frontières établies entre culture, politique et social.

Depuis la fin effective du bail en 2017, c’est à partir de ce collectif que s’organise le quotidien, la programmation de la grande salle, la vie du lieu ainsi que la lutte pour son devenir et sa réinvention.

La Parole Errante repose entièrement sur le volontariat des usager.ère.s qui y participent, sur les contributions financières des collectifs qui en font usage régulièrement ou ponctuellement, sur les recettes des évènements de soutien au lieu et des dons…

Pour être tenu au courant des activités à la Parole, vous pouvez vous inscrire à la lettre d’information sur le site http://laparoleerrantedemain.org, venir aux évènements, au café-librairie, participer aux ateliers du centre social autogéré…

Nous avons besoin de lieux d’auto-organisation pour se rencontrer, discuter, combattre les logiques de concurrence, de privatisation, faire vivre des pratiques de solidarité, épauler les luttes en cours, rendre possible des initiatives culturelles, sociales et politiques qui dessinent une autre ville, une autre géographie que celle imposée par les politiques urbaines et la métropole du Grand Paris.

Continuons à prendre la Parole !

La Parole Errante nécessite en terme d’entretien, de coût des fluides (électricité, eau, gaz pour le chauffage), de consommables, d’assurances et du minimum vital pour faire vivre le lieu au quotidien, un budget annuel d’environ 45 000 €.

Financièrement, la Parole Errante fonctionne essentiellement grâce aux participations des collectifs et réalités qui en ont l’usage régulièrement (librairie Michèle Firk, Centre Social Autogéré, par ex.) comme ponctuellement (évènements, théâtre, projections…), aux recettes des événements de soutien organisés pour le lieu ainsi qu’à des dons réguliers et occasionnels.

Cette économie très fragile permet tout juste de couvrir le minimum des besoins de ce grand espace et ne peut financer les diverses améliorations des conditions matérielles de l’accueil, par exemple.

Pour que ce lieu reste disponible à des initiatives à l’économie souvent précaire, pour qu’il reste accessible au plus grand nombre, en privilégiant les évènements gratuits et à prix libre, il est important de le soutenir, à la hauteur de ses moyens.

Voilà pourquoi nous vous appelons à soutenir la Parole errante par un don ponctuel ou un virement automatique, aussi faibles soient-ils.

Poursuivons cette fabrique du commun, continuons à défendre ce lieu d’expérimentation auto-organisé, les manières d’être et de faire qu’il rend possibles, les formes de partage et l’autonomie, rare en région parisienne, qu’il permet.

Des sous, tiens !

Donner via HelloAsso : https://www.helloasso.com/associations/la-parole-errante-demain/formulaires/1

Faire un virement IBAN : FR76 17515 90000 08 0117920 91 73


Publié le 12 janvier 2020 dans Fabrique du commun